Interview de Freelance : Jacques Pellabeuf, conseiller en management interculturel

Aujourd’hui le Blog du Freelance accueille Jacques Pellabeuf, conseiller en management interculturel Franco-allemand, qui partage avec nous son expérience d’indépendant. Jacques, à vous la parole ! « Au chômage depuis un long moment, j’entendais toujours la phrase « À plus de cinquante ans, vous ne vous en sortirez que si vous créez votre activité » ! Avec plus de trente ans d’expérience, j’avais acquis plusieurs métiers ‘vendables’ sur le marché mais lequel choisir ? Je travaillais avec des Allemands depuis 1983 dans les métiers que j’avais exercé et, à chaque transition professionnelle, on me disait « votre métier, c’est l’Allemagne »… J’ai donc créé en février 2004 une entreprise individuelle pour encadrer juridiquement et fiscalement une mission d’une vingtaine de journées pour un client américain. J’ai pu ensuite me présenter fièrement avec un numéro de SIRET devant les personnes qui me recevaient. Cela a été un accélérateur important dans mes démarches. Puis, entre un CDI en Allemagne et un contrat de conseil avec une PMI allemande, j’ai choisi de rester indépendant : plus grande autonomie, joie de conseiller des dirigeants allemands qui reconnaissaient mes compétences d’ancien dirigeant ainsi que de spécialiste du management interculturel entre nos deux pays. Depuis cette époque, j’ai pu accompagner mes clients à développer leurs affaires au-delà du Rhin, essentiellement des PMI allemandes. Mais j’ai également fait des formations pour un cabinet de conseil interculturel (« Qu’est-ce que l’Allemagne », « Comment travailler plus efficacement avec les Allemands ? ») à l’intention de firmes franco-allemandes ou très impliquées avec le partenaire de l’autre côté du Rhin. Elles le sont toutes… Enfin, ce statut d’indépendant m’a permis de répondre à des demandes précises dans d’autres domaines que l’interculturel et, par exemple, de partir pour les Émirats arabes unis pendant cinq mois. Mes clients, je les trouve en ‘passant au crible’ tous les salons, en participant assidûment à trois clubs d’affaires, en soignant mon ‘e-réputation’ sur Internet, particulièrement les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo et Xing, le Viadeo germanophone). Par ces moyens, j’ai connu des clients ou des partenaires et pu me faire connaitre pour des missions de tout type. Être freelance m’a permis d’avoir une occupation variée (pas de routine !), de lâcher du lest quand je désire m’investir dans autre chose, de permettre à des associations de coopérer avec des Allemands ou des Autrichiens. Je continuerai tant que ma santé me le permettra ! Mes difficultés ? Le côté aléatoire des rentrées d’argent et le travail à la maison  » Merci. Vous pouvez retrouver Jacques Pellabeuf sur Linkedin, en français ou en Allemand. Si vous souhaitez vous aussi nous faire partager votre expérience de freelance, rien de plus simple ! Commentez simplement cet article ou contactez-nous directement à blog@freelance.com . Cet article Interview de Freelance : Jacques Pellabeuf, conseiller en management interculturel est apparu en premier sur Le blog du Freelance.
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Ce qui change au 1er janvier 2018 pour les entreprises

Ce qui change au 1er janvier 2018 pour les entreprises

Au 1er janvier, de nombreux décrets entrent en vigueur. Une cuvée 2018 particulièrement riche en raison de la publication de textes issus du premier budget du gouvernement Philippe. Fiscalité des entreprises, refonte de la protection des indépendants, baisse des cotisations, voici l’essentiel des changements à venir.

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Baisse du CICE
Réduction de l’impôt sur les sociétés
Baisse des cotisations sociales et hausse de la CSG
TPE : changement de périodicité de versement des cotisations sociales
Changement des modalités de décompte des effectifs
Abaissement du seuil de négociation de la pénibilité
Simplification du bulletin de paie
Obligation de certification des avis en ligne
Hausse de la taxe sur le diesel
Commerçants : obligation d’un logiciel de caisse certifié
Prorogation de la loi Pinel et du Prêt à taux zéro
Indépendants : tous les changements
Entrée en vigueur du RGPD

Baisse du CICE

Avant sa transformation en une baisse de cotisations patronales pérennes pour les entreprises à l’horizon 2019, le taux du Crédit impôt compétitivité emploi (CICE) baisse de 7 à 6 % sur les salaires en janvier 2018. Cette mesure est inscrite dans la loi de finances 2018.

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Réduction de l’impôt sur les sociétés

Votée lors du précédent quinquennat, la baisse de l’impôt sur les sociétés est actée à compter du 1er janvier 2018. Le taux d’imposition sera désormais fixé à 28 % pour les 500 000 premiers euros de bénéfice. Au-delà, il reste établi à 33,33 %.

Le taux réduit d’IS est quant à lui maintenu sur les 38 120 premiers euros de bénéfice pour les entreprises réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 7,63 millions d’euros.

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Baisse des cotisations sociales et hausse de la CSG

La suppression des cotisations salariales d’assurance chômage et d’assurance maladie, en contrepartie d’une augmentation de la CSG d’1,7 point entre en vigueur. Cette suppression des cotisations sociales se fera en deux temps : les cotisations sociales diminueront de 2,25 % au 1er janvier 2018, soit les deux tiers de la baisse totale prévue. La suppression du dernier tiers s’effectuera au 1er octobre 2018.

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TPE : Changement de périodicité pour le versement des cotisations sociales

Afin de rapprocher le versement des cotisations sociales sur les salaires à la mise en place de la déclaration sociale nominative (DSN), de nouvelles exigences concernant leur fréquence de versement entrent en vigueur au 1er janvier 2018 pour les structures de moins de 10 salariés.

Alors qu’elles étaient versées tous les trimestres par les entreprises, les cotisations sociales sur les salaires pour les périodes d’emploi débutant au 1erjanvier 2018 devront être payées de manière mensuelle. Une nouveauté qui oblige ainsi les entreprises à s’en acquitter au plus tard le 15 du mois suivant le paiement des salaires, soit à la même fréquence que la transmission de la DSN, comme l’expose le tableau ci-dessous.

Néanmoins, des exceptions sont possibles si l’entreprise prévient l’Urssaf avant le 31 décembre 2017 de sa volonté de continuer à verser les cotisations sociales sur les salaires tous les trimestres.

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Changement des modalités de décompte des effectifs

Un décret du 9 mai 2017 dispose de nouvelles modalités de décompte de l’effectif d’entreprise à compter du 1er janvier 2018 et qui devront être appliquées au plus tard au 1er janvier 2020. Cette modification intervient dans le contexte de la DSN.

La nouvelle méthode de décompte concernera une très large majorité des déclarations obligatoires de l’employeur (cotisations Urssaf, DSN, tarification des accidents du travail, contributions de prévoyance, versement transport, …), à l’exception de la participation à la formation professionnelle et aux exonérations de cotisations des contrats d’apprentissage.

Dès lors, le décompte ne se fera plus de la même manière qu’auparavant. En effet, pour déterminer l’effectif d’une entreprise pour l’année 2017, toutes les entreprises devront réaliser une moyenne du nombre de personnes employées pour chaque mois. D’autre part, celle-ci devra être établie au prorata du nombre de jours lors desquels les salariés sont employés. Jusqu’à aujourd’hui, seuls étaient pris en compte les salariés sous contrat le dernier jour du mois.

Dans le détail, le résultat final ne doit pas être arrondi, s’arrête au centième (deux décimales) et ne prendra en compte que les mois où un salarié au minimum devra aura travaillé.

Lorsque l’effectif est calculé en fonction du temps de travail, le décompte est alors réalisé de manière proportionnelle. Si un salarié à temps plein correspond à une unité, un employé à temps partiel se calcule par l’opération suivante : durée contractuelle / durée légale (ex: 35 heures).

Enfin, les dirigeants de SARL à parts égales ou minoritaires, les présidents de SAS et de conseil d’administrations de SA doivent notamment être inclus dans le calcul de l’effectif. À l’inverse, les intérimaires, les salariés en CDD de remplacement ou mis à disposition par une entreprise extérieure, ainsi que les stagiaires, apprentis, ou personnes en contrat de professionnalisation en sont exclus, tout comme les salariés en contrat initiative emploi (CIE) ou en contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE).

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Abaissement du seuil de négociation sur la pénibilité

La prévention de la pénibilité en entreprise de plus de 49 salariés évolue au 1erjanvier 2018. C’est ce que précise la loi du 9 octobre 2014 relative aux accords en faveur de la prévention de la pénibilité. Ainsi, la négociation devient obligatoire dès lors que la proportion minimale de salariés exposés au-dessus des seuils réglementaires de pénibilité est de 25 %, contre 50 % aujourd’hui. Un accord ou a minima un plan d’action doit alors être mis en place dans l’entreprise et devra mentionner au moins deux des trois thèmes suivants :
– réduction des polyexpositions à certains facteurs (cf. article D.4161-2 du Code du travail) ;
– adaptation et aménagement du poste de travail ;
– réduction des expositions aux facteurs de risques professionnels (cf. article D.4161-2 du Code du travail) ;

D’autre part, la négociation devra également faire état d’au moins deux sujets parmi les quatre suivants :
– amélioration des conditions de travail, notamment au plan organisationnel ;
– développement des compétences et des qualifications ;
– aménagement des fins de carrière ;
– maintien en activité des salariés exposés à certains facteurs (cf. article D.4161-2 du Code du travail) ;

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Simplification du bulletin de paie

Jusqu’ici optionnelle pour les entreprises de moins de 300 salariés, l’instauration du bulletin de salaire simplifié devient obligatoire pour toutes les entreprises. Cette simplification vise à rendre plus lisible et compréhensible la fiche de paie aux salariés. Aussi, l’en-tête ainsi que le corps du document évoluent pour laisser place à une mise en page plus aérée.

Toujours est-il que le changement n’est pas uniquement sur la forme mais également sur le fond. C’est le cas en particulier avec les cotisations salariales et patronales qui sont regroupées par risques couverts (exemples : Maladie, Accident du travail, Retraite, Assurance-chômage).

Si le nouveau bulletin se veut plus clair, de nombreuses mentions restent obligatoires et doivent apparaître.

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Obligation de certification des avis clients en ligne

La loi pour une République numérique dispose l’entrée en vigueur au 1er janvier 2018 de l’obligation faite aux sites internet collectant, modérant ou diffusant des avis de consommateurs de respecter des critères de transparence et de déclaration.

Plusieurs exigences sont inscrites dans la loi et précisées dans le décret d’application du 29 septembre 2017, telles que la présence d’une date de publication et d’expérience de consommation, l’existence d’une procédure de contrôle des avis, l’affichage de critères de classement des avis (ex : chronologiques), l’existence ou non de contreparties en échange de l’avis, ainsi que le délai maximum de publication et de conservation.

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Hausse de la taxe sur le diesel

Pour inciter les automobilistes à renouveler le parc automobile et se défaire de leurs véhicules les plus polluants, le Gouvernement a opté pour une convergence de la fiscalité entre le diesel et l’essence.

Dès le début d’année, les taxes sur le diesel augmenteront de 10 %, soit une hausse de 7,6 centimes par litre. Sur l’essence, la fiscalité augmente également mais à un rythme moins soutenu. Une hausse de 3,9 centimes par litre est ainsi prévue pour l’essence par le budget 2018.

Par ailleurs, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2017 modifie les modalités d’imposition de la taxe sur les véhicules de société (TVS). La période d’imposition coïncidera désormais avec l’année civile, soit du 1er janvier au 31 décembre (et non plus du 1er octobre au 30 septembre). Le temps de la transition, il faudra, en janvier 2018, prévoir une déclaration et un paiement pour la taxe due pour la période du 1er octobre 2016 au 31 décembre 2017.

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Commerçants : obligation d’un logiciel de caisse certifié

Les commerçants devront, au 1er janvier 2018, se doter d’un logiciel de caisse certifié et sécurisé. Destinée à lutter contre la dissimulation de recettes et la fraude à la TVA, cette obligation s’appuie sur l’inaltérabilité, la sécurité, la conservation des données ainsi que leur archivage pendant six ans.

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Prorogation de la loi Pinel et du prêt à taux zéro

Le budget 2018 prévoit également la reconduction de dispositifs fiscaux de soutien aux entreprises du bâtiment. Ainsi, le dispositif Pinel d’investissement locatif est prolongé pour quatre années supplémentaires, soit jusqu’au 31 décembre 2021. Il est néanmoins recentré sur certaines zones géographiques en tension. Au 1er janvier 2018, l’outil ne bénéficiera qu’aux zones A, A bis et B1 pour des acquisitions ou constructions de logements.

En parallèle, le texte voté prévoit également la reconduction du prêt à taux zéro pour quatre nouvelles années, sur certaines opérations. Il sera en effet réservé à partir de 2018 aux logements neufs dans des communes situées en zones B2 et C jusqu’au 31 décembre 2019. Dès 2020, celui-ci sera uniquement octroyé aux logements neufs des zones A et B1 et dans l’ancien des zones B2 et C.

Enfin, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), dispositif d’incitation fiscal pour des travaux de rénovation énergétique, a été maintenu sur l’essentiel des équipements concernés. En revanche, les conditions d’éligibilités de certains équipements évoluent. Un taux de 15 % est appliqué jusqu’au 30 juin 2018, pour les chaudières à fioul HPE et les parois à double vitrage en remplacement de simple vitrage.

À l’inverse, les portes d’entrées et volets isolants en sont exclus au 1er janvier 2018.

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Indépendants : des changements de fond

  • Suppression progressive du RSI

Dès le début de l’année 2018, la protection du régime social des indépendants (RSI) évolue. Elle sera progressivement confiée au régime général, entraînant de fait la disparition du RSI tel qu’on le connaît aujourd’hui. Ce processus s’étalera jusqu’au 1er janvier 2020, date à laquelle tous les indépendants verront leur protection sociale gérée par les différentes caisses du régime général(CPAM, Urssaf, Carsat).

Promesse du candidat Macron, cette transformation vise à faire bénéficier aux indépendants d’une qualité de service égale par rapport à celle dont dispose les salariés. Si les spécificités de la protection sociale des travailleurs indépendants seront sauvegardées, c’est également sur une volonté de faciliter les démarches des usagers que s’appuie la réforme du RSI. Développement du paiement par carte bancaire et d’outils numériques, unification des déclarations sociales et fiscales seront notamment mis en place durant la période transitoire.

Par ailleurs, une expérimentation sera lancée en 2018 sur le versement des acomptes de cotisations mois par mois ou par trimestre afin d’améliorer l’écart entre l’activité et le moment du prélèvement.

À lire : Le RSI (enfin) réformé

  • Doublement du plafond du régime de micro-entrepreneur

Le plafond de chiffre d’affaires pour lequel s’applique le régime de la micro-entreprise est doublé au 1er janvier 2018. Concrètement, un indépendant pourra continuer à bénéficier du régime social simplifié s’il réalise jusqu’à 70 000 euros pour des activités de services, contre 33 100 euros aujourd’hui. Pour le secteur du commerce, le plafond est fixé à 170 000 euros, contre 82 800 aujourd’hui.

Néanmoins, les plafonds restent inchangés pour la franchise de TVA pour lesquels les micro-entrepreneurs devront donc s’acquitter de la taxe sur la valeur ajoutée en cas de dépassement des 33 100 ou 82 800 euros de chiffre d’affaires.

À lire : Le plafond du chiffre d’affaires des auto-entrepreneurs sera doublé en 2018

  • Baisse des cotisations sociales

Si les salariés bénéficient d’une baisse de leurs cotisations sociales, les indépendants ne sont pas pour autant oubliés.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit ainsi une baisse des prélèvements obligatoires de 2,15 points sur la cotisation famille et un élargissement de l’exonération des cotisations d’assurance maladie et maternité aux travailleurs indépendants dont la rémunération annuelle nette est inférieure à 43 000 euros.

D’après le Gouvernement, cette mesure concerne près de 1,5 million d’indépendants.

  • Mise en oeuvre du CPA pour les indépendants

Le décret du 30 décembre 2016 précise les modalités de mise en oeuvre du Compte personnel d’activité (CPA) aux travailleurs indépendants, professions libérales et professions non-salariées (et leurs conjoints) ainsi qu’aux artistes-auteurs à partir du 1er janvier 2018.

À l’instar des salariés du privé qui en bénéficient depuis 2015, les travailleurs indépendants verront notamment leur compte personnel de formation (CPF) abondé de 24 heures par année d’activité jusqu’à 120 heures de crédit de formation, puis de 12 heures par an dans la limite de 150 heures.

À lire :Compte personnel d’activité : comment ça marche ?

N’oubliez pas non plus l’entrée en vigueur du RGPD

Un autre changement attend les entreprises, à compter du 25 mai 2018. Celui lié au règlement général européen sur la protection des données (RGPD), qui introduit plusieurs nouveaux principes dans la collecte et la gestion des données personnelles. L’entreprise doit notamment garantir que les process en place sont sécurisés et garantissent la confidentialité des données.

Source et crédits photos : Chefdentreprise.com

Lien vers l’article : http://www.chefdentreprise.com/Thematique/gestion-finance-1025/Breves/qui-change-1er-janvier-2018-entreprises-322782.htm?recherche=2018#zSWkvTRRE53ilXDz.97

Journée mondiale du pull de Noël : pas de pitié pour les collègues !

S’il existe un jour dans l’année où l’univers vestimentaire ne connaît pas de limites, c’est aujourd’hui, vendredi 15 décembre, Journée… Article publié sur Mode(s) d’emploi : Journée mondiale du pull de Noël : pas de pitié pour les collègues ! Suivez nous sur Twitter et Facebook
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Le SMIC va augmenter de 1,24 % au 1er janvier

Le SMIC brut mensuel va augmenter de 18 euros. Compte tenu des baisses de cotisation et hausse de CSG, le net va progresser de quelque 20 euros. La formule de revalorisation devrait changer l’année prochaine.

En 2018, comme ces dernières années, le gouvernement ne donnera pas de coup de pouce au SMIC. S’appliquera donc cette fois-ci encore la formule légale de revalorisation. La publication, ce vendredi matin, de l’ indice du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE) de novembre permet de la calculer, l’autre indicateur nécessaire – l’indice des prix à la consommation hors tabac pour les 20 % de ménages aux revenus les plus faibles – ayant été rendu public jeudi.

Le 1er janvier prochain, la revalorisation légale du SMIC horaire brut atteindra 1,24 %. C’est donc la hausse qu’a annoncée ce vendredi après-midi le gouvernement et qu’il confirmera mardi matin lors de la consultation des partenaires sociaux obligatoire avant toute décision sur le salaire minimum. Concrètement, le salaire minimum devrait passer de 9,76 euros brut à 9,88 euros brut l’heure, soit une hausse de 12 centimes. Le SMIC mensuel brut, pour un temps plein, devrait, lui, progresser de 18 euros brut et frôler les 1.500 euros brut (1.498,50 euros).

Un salarié sur dix

Cette augmentation devrait avoir un impact sur la fiche de paie d’environ un salarié français sur dix, si la tendance de ces dernières années se poursuit. Selon une étude publiée la semaine dernière, en 2016, 1,65 million de personnes  ont bénéficié de la hausse du SMIC de 0,9 %, représentant 10,6 % des salariés.

Au 1er janvier, le niveau du SMIC net va être également impacté par deux autres évolutions qui vont concerner tous les salariés. La première est une baisse de 2,2 points des cotisations salarié : 1,45 point de cotisation d’assurance-chômage et 0,75 point de cotisation d’assurance-maladie. La seconde est la hausse de 1,7 % de la CSG. Au final, les salariés payés au salaire minimum légal verront donc leur rémunération nette progresser de quelque 20 euros.

La revalorisation de 2018 sera-t-elle la dernière avec la formule actuelle ? En tout cas, le débat est ouvert.  La commission d’experts consultée chaque année a préconisé la suppression partielle ou totale de l’indexation. Le gouvernement réfléchit très sérieusement à la suppression de la partie SHBOE de la formule légale de revalorisation. Seule serait conservée la référence à l’inflation.

Le temps de la réflexion

Qualifiant le rapport de contribution « utile », Muriel Pénicaud a affirmé que  les propositions allaient s’intégrer dans les réflexions en cours dans deux des futurs chantiers de l’exécutif : le partage des fruits de la croissance et de la valeur ajoutée(via l’intéressement ou la participation) qui figurera dans la loi sur les entreprises portée par Bruno Le Maire, et la refondation de l’Europe, en vue d’une plus grande convergence fiscale et sociale. « Pour ces deux raisons, nous pensons que c’est un sujet d’importance, nous devons prendre le temps de la réflexion, de la concertation, nous ne devons pas nous précipiter mais nous devons pouvoir en discuter en toute sérénité, en maintenant le cap du caractère essentiel du SMIC pour le pouvoir d’achat et pour la cohésion sociale », a-t-elle ajouté.

Source et crédit photo : Les Echos